Le Donjon en 1942


 

D'après cette série de photographies, datées de 1942 par un cachet de l'I.R.P.A*, sauf la première, nous avons une idée de l'état du donjon de Sars-La-Bruyère 27 ans après les travaux de restauration du Chanoine Puissant.

L'humidité semble déjà très présente dans les murs, où les premiers végétaux apparaissent. De même, l'absence de toit a des conséquences graves sur l'état de la voûte intérieure, et sur celui de la partie surhaussée en briques.

L'intérieur, ici aménagé en atelier de poterie, semble en bon état, et le plancher du rez est encore praticable.

      PHOTOGRAPHIES DE L'INSTITUT ROYAL DU PATRIMOINE ARTISTIQUE.

illustration44.

 

 

v ill.44 Noir/Blanc -  23x28cm - non datée. Façade Est du donjon vue à travers un des arcs du portique, installation effectuée par le Chanoine Puissant en 1914-15.

On distingue les restes d'un enduit blanchâtre sur la façade.

Cet arche disparut avant 1936.

 

 

 

 

illustration45

v ill.45: Noir/Blanc - 12/16,4cm - datée de 1942 par cachet.

Vue de l'angle Nord-est de la façade.

Au Nord, nous voyons que la partie de gauche est encore bien en place, et qu'à cet endroit se trouve un conduit d'écoulement des eaux -nous en avons parlé plus haut-.

Les végétaux présents montrent que cette zone était déjà humide et donc fragilisée. Dans le bas manquent quelques pierres. La partie en brique se démarque bien au sommet, mais a déjà souffert; certaines briques sont manquantes.

Les deux baies se présentent identiques à aujourd'hui.

A l'Est, un plan incliné, à présent disparu, mène à la porte du rez. Concernant celle-ci, nous pouvons noter, par rapport à la photographie précédente, un agrandissement de la partie inférieure de la baie. En effet, sur la première photographie, le seuil de la baie se situe légèrement au-dessus de la ligne de soubassement, alors que sur la deuxième, il se situe en dessous, et sur la porte en bois on a cloué des planches horizontales pour en allonger la surface. Cette transformation a dû avoir lieu entre 1915, date de la fin des travaux du Chanoine Puissant, et 1942, date de la seconde photographie.

Au-dessus se trouve la baie avec son gabarit primitif, et contenant dans l'épaisseur du mur une planche en bois inclinée, dont l'utilité nous échappe.

illustration46.

 

 

v ill.46: Noir/Blanc - 12,1/15cm - datée de 1942 par cachet.

Vue de la façade Ouest. Dans la partie supérieure droite, le parement est encore en place et semble en bon état, bien que l'on n'observe plus de joints entre les pierres.

La partie supérieure en brique est abîmée sur la gauche, et des végétaux surgissent.

 

 

 

 

illustration47.

 

 

v ill.47: Noir/Blanc - 16,4/12cm - datée de 1942 par cachet.

Vue de la voûte depuis le bas. Les voûtains sont en brique recouverte d'un enduit blanc, alors que les nervures, en pierre, comportent des claveaux presque tous identiques. Concernant l'état de conservation, nous voyons que l'enduit est tombé à plusieurs endroits, sans doute à cause de l'humidité, due notamment à l'absence de toit. Une brique a également dû tomber, provoquant un trou dans le voûtain.

 

 

 

 

illustration.48

 

v ill.48: Noir/Blanc - 12/16,7cm - datée de 1942 par cachet.

Vue de l'intérieur, au revers de la façade Sud. Au rez, nous apercevons la baie à banquettes, et à droite, la niche en arc surbaissé. Le plancher est en bon état, les murs conservent des restes d'enduit et la baie supérieure est bouchée du côté du parement extérieur.

La salle semble aménagée en atelier de poterie.

 

 

 

 

illustration49.

 

v ill.49: Noir/Blanc - 12/16,9cm - datée de 1942 par cachet.

Vue de l'intérieur, au revers de la façade Ouest. On remarque la cheminée dont les piédroits sont constitués de moellons, et le manteau de pierres taillées et de briques.

Le contre-chœur a été réalisé à l'aide de briques plates et allongées, qui résistent mieux à la chaleur que les pierres.

 

 

 

illustration.50

 

v ill.50: Noir/Blanc-12/16,7cm - datée de 1942 par cachet.

 

Détail de la porte d'entrée. Dans le haut, de part et d'autre, nous observons des traces correspondant sans doute à l'arc de décharge de la porte primitive.

 

Les pierres taillées, datées du milieu du XVIème siècle par Van Belle à partir des signes lapidaires qu'elles présentent, comportent une moulure en quart de rond et cavet.

Les blocs de pierre ne sont pas tous de même dimension.

La porte, en bois, est constituée d'un assemblage de planches verticales, renforcé par des éléments métalliques horizontaux, ainsi que par de nombreux clous formant deux lignes en zigzag.

 

 

 

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I.R.P.A photographie de l'Institut Royal du Patrimoine Artistique.

Mémoire de Muriel GHYS  1996-1997