Souvenirs d' Anciens élèves


 

" Je me souviens de mes années d'écoles chez Mme Mathieu. Avant la guerre nous étions 54 filles dans la classe. Quand on était "1er livre" et "2ème livre", on devait s'assoir sur les longs bancs noirs. Puis , dans les degrés inférieurs et moyen, on était mieux installées sur les bancs à deux places. Les grandes, elles, devaient aussi occuper les grands bancs.

On allait à l'école de 8h30 à 11h30 et de 13h30à 16h. Mais en hiver, l'après-midi, l'horaire était de 13h30à 15h30 afin que les enfants puissent rentrer chez eux avant qu'il fasse noir.

Le jeudi après-midi, c'était congé, mais le samedi, on y était toute la journée.

Il n'y avait pas de garde sur l'heure de midi et les enfants qui ne rentraient pas chez eux, allaient dîner au café du coin (La Savatte) ou chez "Bourlot".

Les grandes vacances commençaient à la fin août, après la ducasse et duraient jusqu'à la mi-octobre.

A Pâques, les congé  commençaient le jeudi Saint et à Noël, on avait aussi quelques jours de repos.

Je me souviens d'une statue de N.D de Lourdes dans la classe. Le Curé passait une fois par semaine mais c'était l'institutrice qui nous donnait cours de religion. Il y avait même plusieurs prières par jour.

On mettait des manchettes noires et en plus du calcul, de la grammaire, de l'écriture... Madame Mathieu nous donnait des cours de solfège et de couture....

Je me souviens aussi du noyer au milieu de la cour des garçons..... Et des intérimaires : Lucie Daubie, Madame Paquet, Lucie Malengreau et Dolorès Collart.

Moi j'ai eu terminé en 1914. Madame Mathieu nous a fait venir dans sa maison (l'ancien cercle sur la place) en août et très vite, elle nous a remis nos prix.

Et puis, beaucoup sont partis en évacuation, elle aussi....."

Lucie Brohet

 

"...J'ai été intérimaire à Sars-la-Bruyère pendant la guerre de 1914. J'était toute jeune. je sortais de l'école et ce n'était pas facile de mener une classe pareille, sans expérience. Pourtant, les enfants étaient bien gentils. Ils m'ont toujours donné l'impression d'être proprets et soigné. En plus des cours traditionnels, je leur donnais un cours "d'horticulture". Je leur apprenais le jardin et la façon d'élever la volaille.

Je leur disais "les poules, elles pondent par le bec" voulant ainsi montrer l'importance de l'alimentation des animaux, mais en guise d'alimentation, il est vrai qu'à cette époque, ce n'était pas facile.

Adonis Blondel servait une soupe populaire dans la remise de l'école..."

Eva Dubois, veuve Mahy

 

"... Pendant la guerre, on a eu faim. pour trouver des pommes de terre pour le repas de communion, on a marché plusieurs jours. Le repas, c'était une soupe bien maigre mais en comparaison des autres jours..."

Achille Louvrier

 

"..Nous, on est partit en évacuation. Alors l'école, j'ai commencé là-bas en France..."

Ulysse Piret

 

"...Moi, j'ai eu mes diplômes en France. L'école primaire d'abord, le secrétariat ensuite. On est revenu en 1919 et Madame Mathieu n'était pas encore rentrée non plus..."

Lucie Brohet

 

 

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