Une Tuerie effroyable

Malplaquet

 

Charles Louis Hector duc de Villars

le Maréchal de Boufflers

le Prince Eugène de Savoie

le Duc de Marlborough

 

 

Peu confiant dans l'habileté de ses troupes, le Commandement français décida de s'appuyer derrière une ligne de retranchement. Position heureuse en vérité. A droite et à gauche de Malplaquet, petit hameau de Taisnières, deux grands bois: celui de la Lanière et celui de Blaugies (dit de Sars). Outre ces deux zones boisées, un grand fossé, que Villars garnit de fascines et d'arbre abattus. Derrière, il place quarante canons, et attend. .. un ennemi qui lui laisse les trois jours nécessaires pour compléter son dispositif. La bataille fut terrible. Villars reçut une balle dans les fesses en se portant au secours d'un de ses amis qui venait de chuter (les mauvaises langues assurent qu'il ramassa la balle en question en faisant demi-tour pour sonner la retraite). D'après Bernier, onze mille coups de canon furent tirés, chose jamais vue (ou entendue ... ) depuis l'invention de l'artillerie. La gauche des Impériaux fut quasi complètement détruite. Mais sur la droite, Marlborough fit plier la ligne française. Le centre du dispositif.

Fort malheureusement le village de Sars, fut pris d'assaut avec vigueur, et les retranchements qui le couvraient emportés. C'est à ce moment que l'on situe la blessure du maréchal de Villars, facteur décisif dans la défaite française, selon maints écrivains tous plus sérieux les uns que les autres. Boufflers, voyant tomber le Maréchal. rassembla 'ses troupes et sonna la retraite. Celle-ci s'opéra en bon ordre, sur le Quesnoy, et Valenciennes. Fort curieusement, Bernier raconte que les Français, battus, avaient perdu en tout et pour tout huit mille hommes, et infligé la mort à dix-sept mille impériaux, auxquels ils avaient ravi trente canons.

Quoi qu' il en soit, Sars était victime des querelles des « Grands», et des rêves de Louis XIV décadent. Le curé Bosquette, le mayeur, les échevins, durent répartir, tellement la misère était grande suite à la tuerie, une somme de quatre cents livres remise par Je Marquis de Sars à compte Sur une rente annuelle de 450 livres. Cet argent se distribua par pièces de trois patards après la messe des fêtes et dimanches. Le mayeur leva sur les biens des pauvres 900 et 1078 livres à répartir entre les plus malheureux.

 

 

Accueil

 

Les Origines

Archives  Brulées

Les Familles Souches

Les Lieux-Dits

Les Sentiers

Les Sceaux de Sars

Dernier conseil Communal